Saviez-vous que le cerveau, tout comme le coeur, a son infarctus?

Il existe un infarctus aussi redoutable que celui du coeur : l’infarctus du cerveau communément appelé “l’attaque” ou, comme disent les médecins, l’Accident Vasculaire Cérébral (AVC). En Belgique il y a 52 ACV par jour et ses conséquences sont redoutables : une victime sur cinq décède dans le mois qui suit et une sur trois devient dépendante dans la vie de tous les jours. Et pourtant cet accident ne doit pas être considéré comme une fatalité : il y a des explications, des facteurs de risque contre lesquels on peut lutter.
Une irrigation permanente est indispensable dans toutes les régions du cerveau qui commandent les activités suivantes :
- Le langage (difficultés d’élocution)
- La motricité (paralysie plus ou moins grave)
- La vue (troubles de la vision)
- La mémoire, l’équilibre …
Le cerveau est petit mais gourmand. S’il ne pèse en moyenne que 1,5 kg, moins du 1/40ème du poids total d’un adulte, il accapare le quart du volume du sang propulsé par le coeur dans l’organisme. Le cerveau a besoin de beaucoup d’énergie pour fonctionner : ce n’est pas pour rien que lorsqu’on réfléchit de manière intense, on dit “ça chauffe” ou “ça fume” !
Or, les 15 à 20 milliards de cellules nerveuses qui composent le cerveau ne peuvent stocker ni énergie ni oxygène : elles ont besoin d’être approvisionnées en permanence par le torrent sanguin qui s’écoule dans nos artères. Sans lui, les cellules nerveuses meurent.
Le vaisseau sanguin, c’est la vie. Un AVC survient quand il y a une perturbation soudaine de l’irrigation d’une partie du cerveau par le sang, pouvant alors provoquer la destruction de cette zone du cerveau.
Il existe deux types d’AVC
L’AVC sanguin, la cause la plus fréquente des AVC ischémiques ou infarctus cérébraux qui constituent 80% des AVC. Ou, plus rarement une hémorragie provoquée par la rupture d’une artère dans le cerveau (20% des cas) : ce sont les AVC hémorragiques.
Qu’une artère cérébrale se rompe ou se bouche, le résultat est identique : une partie du cerveau n’est plus alimentée en sang. Or c’est le sang qui véhicule l’oxygène et les nutriments indispensables à la vie. Si on ne rétablit pas très rapidement la circulation sanguine, la zone irriguée par l’artère défaillante sera irrémédiablement détruite. L’AVC est donc au cerveau ce que l’infarctus est au coeur.


