Témoignages
“Tout comme les 19.000 victimes annuelles, j’ai moi aussi été frappé d’un AVC il y a 3 ans. “
J’avais alors 55 ans. A mon avis, on ne peut jamais vraiment guérir d’un AVC. En ce qui me concerne, je me suis ‘rétabli’ tant bien que mal avec toute une série d’effets secondaires qui resteront à vie.
Aujourd’hui, j’ai l’impression d’avoir récupéré 80 à 90% de mes capacités. J’ai ainsi pu récupérer en partie mon équilibre, l’usage de mon bras gauche et mon endurance. Avant mon AVC, comme beaucoup de personnes, je souffrais d’hypertension. Je ne pensais pas devoir m’inquiéter jusqu’au jour où… Bref, l’AVC est un ‘monstre’ dans ma vie. Il vous invalide ainsi que vous entourage proche pour le restant de vos jours.
Si j’ai un avis à donner : à éviter car c’est possible !
Willy, Gand
Comment une randonnée cycliste vire au cauchemarre…
Le premier week-end de septembre 1993, mon mari et moi avons décidé de participer au Gordel, une randonnée cycliste autour de Bruxelles. J’avais alors 42 ans. Je m’étais préparée au cours des mois précédents et avais amélioré ma condition physique de sorte que nous nous sommes inscrits pour les 100 km.
Nous avons démarré tôt le matin et rien ne laissait encore supposer que cette journée allait virer au cauchemarre. Après environ 5 km, j’ai senti une légère pression dans ma tête et les bruits m’environnant ont commencé à me paraître comme assourdis et très lointains. Quand mon mari, qui roulait un peu plus loin en petit groupe, s’est retourné, je lui ai fait signe pour lui indiquer que je voulais m’arrêter un instant au bord de la route. Il m’a ensuite raconté qu’il avait déjà remarqué à ce moment que je chancelais constamment sur mon vélo. Arrivée au bord de la route, je me suis assise et j’ai senti une pression énorme à l’arrière de la tête, terriblement douloureuse. J’ai été prise de vomissements violents. A ce moment, j’aurais donné n’importe quoi pour être débarrassée de cette douleur. Mon mari a sonné à la porte d’une maison pour avertir les services de secours qui, grâce à l’organisation du Gordel, ont été très vite sur place.
les conséquences d’un AVC
Il y a 7 ans, j’ai été atteinte d’une thrombose. A un âge où on peut encore profiter pleinement de la vie, j’ai été subitement paralysée du côté droit. Après une revalidation pénible et très longue, je parviens enfin à écrire de la main gauche et parler est parfois très difficile. De par mon background médical, j’ai toujours été intéressée par tout ce qui touche l’AVC et j’ai envie d’en http://www.strokenet.be/temoignages-getuigenissen/ria/Getuigenis_Ria.pdf Getuigeni….pdfsavoir un maximum. J’ai ainsi lu dans un magazine l’appel de Jan Hoet à la création d’une association de patients et ai atterri sur le site de Stroke. Par expérience, je sais que pour un patient AVC, il n’est pas évident de sortir de son isolement et d’apprendre à vivre avec un handicap. Voilà ma motivation : éviter tant que faire se peut l’AVC car les conséquences sont énormes. En un instant, une thrombose change toute votre vie, ainsi que celle de votre famille.
Ria, Anvers


